Songe à la douceur

Voilà,
je viens de finir songe à la douceur.
Je crois que je comprends pourquoi ce livre a eu autant de bonnes critiques. Il sera difficile de vraiment retranscrire mon ressenti.
J’y suis allée prudemment, en marchant sur des œufs, en le manipulant avec des pincettes. Toujours un peu méfiante face à l’unanimité. Et puis aux vers libres… Je prenais ça pour une coquetterie d’auteur, après l’avoir fini je ne vois comment il aurait pu être écrit autrement.
Il a résonné en moi avec force. Peut être une trop grande identification à  la Tatiana adolescente, plongée dans ses livres et qui préfère vivre pleinement ses rêveries que de se frotter à la réalité. Quoique…
Je pourrais essayer de dire, d’analyser, disséquer cette histoire d’amour contrariée. Les sentiments adolescents, la passion et l’amitié de cette période de la vie qui nous construit. Vous mettre une citation d’Olga qui retombe sur son agenda de seconde.
Vous raconter que ce voyage entre l’âge adulte et l’adolescence, qui peut laisser une vilaine arrière pensée qu’une fois adulte on a beau être heureux, il manque ce petit je ne sais quoi, cette impétuosité, cette insouciance, cette passion de l’adolescence. Comme si nous n’étions plus entier. Limite comme une question de survie.
Je pourrais aussi d’écrire maladroitement le classicisme et la modernité de ce roman. Mais ça ne fait pas partie de mes talents. Je vais juste essayer de donner mon impression, pourquoi j’étais autant à fond.
Avec Songe à la douceur j’ai voyagé, dans le temps, dans l’esprit des gens. A chaque fois que j’ai ouvert le livre c’est comme si on me happait, me harponnait.
Les trajets habituellement si lents sont devenus trop court, avec une telle concentration que j’en ai raté des stations. La déception de voir des collègues à l’arrêt de bus, devoir délaisser le livre pour discuter, se sociabiliser. En vouloir à ses pauvres usagers perdus dans les rayons, tout plein d’interrogations sur telles côtes ou tel livre disponible, venir s’excuser de nous déranger, excuses à peine acceptées.
Être troublée par l’arrivée 2/3 minutes plus tôt du collègue qui prends la relève. Finir un mouvement (il n’y a pas vraiment de chapitre et encore moins de paragraphe, mais des mouvements, des élans, les mots et la petite musique de la poésie qui nous entrainent) dans l’escalier qui remonte aux bureaux, ne pas vouloir gâcher le moment avec des obligations aussi futiles sur le moment que d’aller déjeuner. La fin sans doute parfaite.
En fait le mieux pour que vous compreniez serait de le lire, de vous faire votre propre idée. Même si j’ai terriblement peur de rencontrer quelqu’un qui n’a pas aimer, parce que je n’ai pas envie d’argumenter, et que je serais bien en peine de le défendre comme il le mériterait.
couv-songe-a-la-douceur-620x987Résumé de l’éditeur :
Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur , c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaikovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.
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