je l’aurai mon happy end!

En fait la vie ce n’est pas comme dans un film, parfois c’est dommage ça la complique pas mal.

En ce moment j’ai vraiment du mal avec la reprise du travail. C’est vraiment, littéralement ça, je reprends. On reprends là où on s’est arrêté. L’impression que cette année sera la même que la précédente, avec la surprise, sans doute l’espoir en moins. Elle sera sans doute pire. Parce qu’on a lâché, mais qu’on ne veut pas. Nous sommes en conflit ouvert avec nos supérieurs, nos élus. Pourtant j’ai essayé, quand je suis revenue de congé maternité, j’ai vraiment essayé de mettre mes a priori de côté. Puis nous avons eu cette première réunion où élu et chef de service exposent leur ressenti. Nous mettent tous dans un même panier. La couleur de la mairie a changé la propagande qui avait lieu chez nous doit cesser. Comment leur dire que parmi les collègues certains ont voté pour eux, croient à un avenir meilleur avec eux. Que proposer des documents en relation avec l’actualité sous plusieurs regards c’est notre boulot. Pas du militantisme. S’entendre dire que quand nous ne sommes pas ouvert au public on ne travaille pas vraiment… que quand on reçoit 2 classes en 1 matinée on touche quoi 60 élèves… ça ne sert pas à grand chose.

Il y a d’abord eu la méconnaissance de notre métier, puis l’amalgame politique-professionnalisme et enfin le mépris du fonctionnaire .

Ensuite ils se sont attaqués à nous « personnellement » et humainement. C’était sans compter (à ma belle surprise) sur une équipe unanime et solidaire. Nous avons contesté, nous avons été au dialogue social, nous avons obtenu le respect du cadre législatif.  Nous nous sommes battus, nous avons fait grève, nous avons lutté.

Oui lutter même si ce mot leur déplaît dans nos tracts car il ne rends pas compte du dialogue que nous avons. Mais nous n’avons plus de dialogue et même ce que nous considérions comme des victoires en juin, me laisse finalement un arrière goût d’échec. Nous qui étions fières avec M. d’avoir réussi à les sortir de leur langue de bois, d’admettre enfin vraiment leur intentions si claires depuis leur accession au pouvoir.

Aujourd’hui c’est la rentrée. Autour de nous encore du mal être au travail. Une collègue fragile est en arrêt depuis notre dernière réunion plénière où son travail n’a pas été reconnu. Les dames de l’entretien qu’on malmène et qui font visiter la structure les larmes aux yeux à ceux qui vont répondre à l’appel d’offre. Même les plus enthousiastes n’arrivent plus à penser à leur tache avec le sourire. Certains d’entre nous (moi compris) sommes laissés dans un entre deux désagréable. Certains sont maintenus dans une précarité autant inacceptable qu’incompréhensible. Que reste t il des engagements obtenus en juin?

Bientôt c’est notre ouverture de saison.  J’aimerai faire un gros fuck off. Les gens sont plutôt motivés. J’essaye de voir dans quelles mesures c’est possible, je vois quelles peuvent être les retombées néfastes. Pouvoir présenter lors de nos mini AG à nous tout les aspects positifs et possiblement négatifs. Je ne suis pas vraiment optimiste sur l’aboutissement de nos revendications. Mais j’ai envie comme dans un film, faire une grosse action, avec de la grosse musique punk, des éclats de rire et on court avec des fumigènes (bin ouais je suis dans la scène de fin de notre film). Et on serait tous sur la place devant notre médiathèque. Heureux. Confiants. Soudés. Générique de fin avec le nom des acteurs et des techniciens. Pas de conséquence. Pas d’après.

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